vendredi 14 août 2009

"Je sais comment j'vais mourir... c'est mon fils qui va me tuer..."


Voilà le genre de discours qu'un homme fesait à un de ses amis, il y a 1 an environ. Et l'homme avait vu juste; il est mort, assassiné par son fils cette semaine. De sérieux troubles mentaux sévères seraient à l'origine de cette affaire.
Je m'interroge là-dessus. Les voisins, amis etc.. tous connaissaient l'état de santé mentale lamentable du gars malade. Lui, le savait-il? Lui avait-on signalé qu'il était schizophrène et qu'il importait pour lui de prendre des pillules afin de l'aider à se contrôler, ou du moins, à atténuer ses symptômes? Comment un gars comme ça est libre comme l'air dans nos rues? Comment se fait-il qu'il n'était pas pris en charge par une équipe capable de lui administrée ce qui lui aurait été favorable pour le maintenir dans une meilleur santé possible, au lieu d'être livré à lui-même?
À qui pourrait revenir la responsabilité pour qu'une telle personne soit soignée adéquatement? Le malade lui-même? Sachant qu'il présente déjà des difficultés à prendre soin de lui-même, comment le pourrait-il? Ses proches? Le système de santé? Le Tribunal qui forcerait la personne à prendre ses foutus de médicaments? QUI?
On attendait que l'irréparable se produise? Puisque c'est maintenant fait, qu'il se retrouve dans une institut psychiatrique pour une évaluation, on va finir par comprendre qu'il est effectivement très malade, non criminellement responsable et il aboutira dans un hôpital pour se faire soigner comme il aurait dû l'être avant le drame.

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